Depuis quelques années, de nombreux patrons de bar mettent l’éco-responsabilité au coeur de leurs priorités. Abandon du chauffage, livraison de mezcal mexicain en voilier, absence de carte des cocktails pour rester au plus proche du rythme des saisons… chacun a ses petites astuces pour réduire son empreinte écologique. Nous sommes allés à la rencontre de trois d’entre eux pour tout comprendre de ce phénomène vertueux qui fait de plus en plus d’émules.
De petits gestes pour les bartenders, un grand impact pour la planète
Réduire l’empreinte environnementale d’un bar pourrait être à la portée de tout le monde, à condition de s’en donner la peine. Il existe des principes de base à respecter, à savoir adopter une démarche zéro déchet, utiliser des produits locaux saisonniers et biologiques au maximum, réaliser des économies d’eau et d’énergie, ou encore bannir le plastique. Ça pourrait paraître insurmontable sur le papier, mais il ne s’agit finalement que de petits gestes à appliquer au quotidien. Certains établissements sont vite arrivés à des résultats encourageants, et le jeu en vaut largement la chandelle.
En ouvrant le bar Combat à Paris, en 2017, Margot Lecarpentier était déjà familière de ces pratiques plus vertueuses. Elle n’a fait qu’appliquer à son business les efforts qu’elle faisait déjà à la maison. Et aujourd’hui, son établissement fait partie des plus exemplaires en matière d’écologie. “On n’utilise que des produits de saison, on est zéro plastique, on fait très attention à notre consommation d’eau et d’électricité, et on se fait même livrer notre mezcal en voilier depuis le Mexique, en dame-jeannes de quatre litres“, détaille cette bartender pour qui l’écologie est un mode de vie à part entière. Chacune de ses décisions est motivée par des critères environnementaux, notamment pour tout ce qui concerne l’entretien de son bar. “On n’achète que des produits ménagers écolos en vrac, dans des gros bidons : le liquide vaisselle, la lessive, les produits pour le sol… On nettoie au vinaigre et au savon noir. Et quand les canalisations sont bouchées, je mets les mains dedans. C’est dégueulasse, mais je fais l’effort, car jamais je n’utiliserais du Destop qui pollue les rivières. Sur l’entretien, je fais vraiment le maximum, car c’est quelque chose que je trouve vraiment traumatisant pour l’environnement.“. Cette démarche éco-responsable, elle l’a bien évidemment appliquée à Capitale, son nouvel établissement qui a ouvert ses portes le 8 juillet dernier. Elle est même allée encore plus loin, car absolument tout ce qu’on y trouve est de seconde main, de la banquette à la petite cuillère !